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PULSATION
Bulletin de l’Association canadienne des industries du recyclage
Volume 15, No. 4 Avril 2010
MESSAGE DU PRÉSIDENT | MEMBRES DE L’ACIR | LOI SUR LA CONCURRENCE | EN BREF
MESSAGE DU PRÉSIDENT
Nous entendons souvent parler de l’importance relative des divers secteurs de l’économie. Les secteurs qui reviennent régulièrement sont les industries automobile, minière, forestière, aérospatiale, pétrolière et gazière. De nombreux articles de journaux et même l’internet font état de l’apport de ces secteurs au produit intérieur brut et de leur importance pour l’économie canadienne. Tous les Canadiens comprennent en quoi ces secteurs de l’économie sont importants pour la stabilité financière de notre pays.
Toutefois, la plupart des Canadiens, y compris nos élus, sont très peu familiers avec notre industrie. Lorsque le ministère des Ressources naturelles, l’institution fédérale la plus sensibilisée à l’industrie du recyclage, a offert un contrat à l’ACIR afin de faire connaître notre secteur, l’Association a accepté sans hésiter. À titre d’organisme représentatif de l’industrie canadienne du recyclage, nous y avons vu une occasion de faire valoir notre secteur.
L’ACIR a élaboré un sondage facile à remplir et l’a fait parvenir à tous ses membres actifs au Canada. Le taux de réponse s’est avéré modeste alors que plusieurs entreprises se sont dites préoccupées du fait qu’on leur demandait de fournir des renseignements qu’elles considéraient être confidentiels et ce, même si des mesures avaient été prises pour en protéger la confidentialité. De plus, le fait de recueillir les données de production des transformateurs et des fournisseurs de rebuts métalliques entraînerait une surévaluation importante de la production du secteur car, en raison de son intégration verticale, on compterait en double leur production. Par conséquent, il fut décidé que la meilleure approche pour évaluer la quantité de rebuts transformée par l’industrie est d'additionner ce qui est exporté à ce qui est acheté par les entreprises consommatrices canadiennes (sidérurgies, mini-aciéries, alumineries et fonderies d’aluminium, ainsi que fonderies et raffineries de métaux non ferreux). Nous continuerons à compiler des données sur l’emploi pour l’ensemble des entreprises du secteur des rebuts métalliques en vue d’établir un cadre statistique pour notre industrie.
Nos efforts démontrent qu’environ 34 000 personnes travaillaient pour le secteur canadien du recyclage en 2008. Comme aucun estimé n’a été produit pour les marchands de rebuts métalliques qui ne sont pas membres de l’ACIR, on sous-estime donc les données du secteur relatives à l’emploi. Pour ce qui est des activités de transformation, quelque 12 millions de tonnes de rebuts métalliques ont été transformées en 2008. Une fois de plus, ce chiffre est grandement sous-estimé en raison de l’absence de données concernant les fonderies.
Afin que la description d’un secteur industriel soit exacte et pertinente, elle doit constamment être mise à jour. L’ACIR tâchera de poursuivre ce projet et compte inscrire le secteur sur Google Map pour accroître la visibilité de notre industrie. Je vous encourage à participer à ce projet afin que nous puissions décrire avec précision et promouvoir l’industrie canadienne des rebuts métalliques.
Merci.
Le président de l’ACIR,
Sheldon Jarcaig

Visitez www.agroinsuranceinc-crhb.ca pour en savoir plus.
MEMBRES DE L’ACIRS
La société membre Recy Systems Inc. a annoncé l’ouverture de ses nouveaux bureaux de Collegeville (Pennsylvanie). Elle y logera les services nord-américains de mise en marché et de soutien technique pour son progiciel Recy© Software, lequel regroupe un ensemble de logiciels servant à gérer des activités commerciales de recyclage. Ses bureaux sont situés au 334 East Main Street, Collegeville, PA et sont gérés par le PDG de l’entreprise, M. Frank Bosco, et son chef de la direction financière, M. Larry Galbraith.
ACTIVITÉS DE L’ACIR
Rencontres des Sections de l’ACIR
Le 15 mars dernier, une vingtaine de membres se sont rencontrés à Winnipeg pour entendre M. Jack Cohen, président de IYB Consulting. Celui-ci a informé les participants de la présence croissante des guichets bancaires automatiques dans les entreprises de recyclage de rebuts métalliques. Outre les avantages qu’ils comportent en matière de sécurité des employés, les guichets automatiques en offrent plusieurs autres. Pour sa part, le directeur exécutif de l’ACIR, M. Len Shaw, a fait état des nombreuses activités entreprises par l’ACIR. Il a mis l’accent sur la sécurité industrielle et le commerce international. Il a souligné que l’ACIR collaborait étroitement avec l’ISRI sur des questions de sécurité industrielle, dont le récent colloque sur la sécurité, la possibilité d’acheter à taux préférentiel de l’ISRI du matériel didactique sur la sécurité, ainsi que le nouveau manuel de sécurité dont la version anglaise sera disponible cet été. Il a également souligné le travail accompli par l’ACIR en vue de faire retirer les exigences déraisonnables voulant que les spécifications des chargements de rebuts métalliques expédiés aux États-Unis soient fournies aux autorités. L’ACIR et l’ISRI ont conjointement porté cette nouvelle exigence de l’Agence américaine des frontières et des douanes à l’attention des institutions gouvernementales canadiennes et américaines compétentes. Même si ces nouvelles exigences sont mises en œuvre de façon flexible pour l’instant, l’ACIR et l’ISRI tentent de résoudre les problèmes que causent des exigences aussi peu raisonnables.
Le 16 mars dernier, un petit groupe de membres s’est rencontré à Calgary. En plus des allocutions de MM. Jack Cohen et Len Shaw, deux policiers locaux se sont joints au groupe pour discuter de la question des vols de métaux et des actions à prendre pour régler ces problèmes.
Le 17 mars dernier, quelque 45 membres se sont rencontrés à Vancouver. Outre les présentations de MM. Jack Cohen et Len Shaw, le groupe a également reçu la visite du cabinet-conseil en gestion des risques ER PLUS, lequel a collaboré avec l’entreprise Richmond Steel en vue d’élaborer un programme de formation en salle nommé Protecting the Environment Through Educating Youth ou P.E.T.E.Y. (Protéger l’environnement grâce à l’éducation des jeunes).
Enfin, le 12 avril, environ 35 membres ont participé à une rencontre à Toronto. Le président de l’ACIR, M. Sheldon Jarcaig, a ouvert la séance en rappelant aux participants que le prochain congrès de l’ACIR se tiendra à l’Île du Prince Édouard, en plus de souligner le tournoi de golf qui aura lieu à Niagara ainsi que la Soirée des consommateurs qui se déroulera cet automne à Toronto. Après la discussion sur les guichets automatiques et les activités de l’ACIR, M. James Ebidia, président de Protective Health and Safety Solutions Inc, s’est adressé aux participants. Il a donné un aperçu des récents changements apportés à la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario en matière de harcèlement et de violence en milieu de travail, ainsi que ce qui doit être fait pour s’y conformer d’ici leur entrée en vigueur le 15 juin prochain.
Interrupteurs au mercure
Le programme ÉlimiMercure fera la collecte des interrupteurs au mercure tout au long du mois d’avril. N’oubliez pas de poster vos contenants d’interrupteurs!

Visitez le site www.cowangroup.ca/cari-07 pour en savoir davantage.
EN BREF
- La société Sims Recycling Solutions a récemment ajouté un séparateur de métaux évolué à la série d’équipement servant au recyclage responsable des rebuts électroniques à ses installations de Nashville. Ce séparateur de métaux a été conçu pour retirer le cuivre, les circuits imprimés et d’autres alliages métalliques de rebuts préalablement triés contenant de grandes quantités de plastique. Jusqu’à présent, le séparateur de métaux a traité plus d’un million de livres de plastique.
- Dans son dernier budget, l’Inde a indiqué qu’elle entendait consacrer 60,5 milliards de dollars à ses dépenses en capital pour l’année financière 2010-2011. Celles-ci serviront principalement à financer des projets qui exigeront de grandes quantités de métaux. Selon le bureau local de la société américaine Industrial Info Resources (IIR), les secteurs des transports routier et ferroviaire, ainsi que celui des télécommunications, se sont classés parmi les secteurs prioritaires. Les autres dépenses projets se retrouveront dans les secteurs du transport naval, du développement urbain et de la sidérurgie. L’entreprise d’État Steel Authority of India Ltd., qui est basée à New Delhi, a proposé des investissements de l’ordre de 2,6 à 2,8 milliards de dollars pour la même période. Par ailleurs, toujours d’après IIR, la production industrielle indienne s’est accrue respectivement de 11,7 % et 16,8 % en novembre et décembre 2009.
- L’Inde a retiré les rebuts ferreux et non ferreux de sa liste de matières dangereuses. Le ministère de l’Environnement et des Forêts l’a annoncé en juillet 2009. Les marchands d’autres matières recyclables devront continuer à s’inscrire auprès du Conseil d’État sur le contrôle de la pollution ou auprès des comités de contrôle de la pollution. Ils devront leur soumettre, sur une base trimestrielle, des détails concernant la nature et la quantité de marchandises importées. L’Association indienne pour le recyclage de métaux continuera d’encourager les autorités à simplifier davantage ces procédures.
- La Chine a récemment mis en oeuvre de nouvelles dispositions législatives et réglementaires en matière de responsabilité environnementale qui sont plus sévères que tous les règlements occidentaux du genre. Les pollueurs accusés d’y avoir contrevenu devront prouver leur innocence. Ces changements s’appliqueront à ceux qui pollueront eux-mêmes directement mais il n’est pas clair s’ils s’appliqueront aussi à des tierces parties. De plus, conformément à la loi chinoise, on peut invoquer la responsabilité d’un seul des pollueurs plutôt que de la répartir sur tous les présumés contrevenants. Lorsqu’il y a plus d’un contrevenant, les pollueurs devront diviser le coût du nettoyage entre eux.
- Chine, trente et une demandes de permis qui avaient été soumises au Bureau général de la supervision de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine (BGSQIQ) ont été temporairement suspendues. Six d’entre elles provenaient d’entreprises canadiennes. Les trente et une entreprises ont échoué aux inspections du BGSQIQ et n’étaient pas conformes aux politiques et aux règlements en vigueur. Elles peuvent resoumettre ou modifier leurs demandes de permis dans un délai de 60 jours. De plus amples renseignements seront publiés plus tard.
- Les nouvelles règles chinoises relatives à l’importation de rebuts métalliques en vrac entreront en vigueur le 1er juin prochain et suscitent de nombreuses inquiétudes. Certains croient que la législation comporte plusieurs exemptions dont plusieurs, qui visent un certain nombre de catégories de rebuts métalliques, nuiraient au commerce. Ces catégories comprennent les rebuts de type Zorba, les moteurs électriques, les fils, le laiton déchiqueté, l’aluminium déchiqueté, les appareils électroniques, les carcasses de véhicules écrasés, l’acier déchiqueté, le magnésium et le titane. Néanmoins, les règles précisent également que le mélange de rebuts métalliques non ferreux d’origine automobile Zorba ne peut contenir plus de 2 % de cuivre, ce qui pourrait être une source de difficulté pour les exportateurs. On ne sait toujours pas, par exemple, comment les douaniers pourront établir si un chargement de 25 tonnes de Zorba contient 2,5 % de cuivre.
- Les ontariens peuvent maintenant recycler leurs vieux appareils électroniques comme les lecteurs MP3, les appareils photos, les téléphones et les radios en les rapportant dans plus de 500 sites reconnus allant de municipalités à des organismes sans but lucratif, en passant par des commerces et d’autres types de dépôts, ainsi qu’à l’occasion de journées spéciales. L’objectif de la seconde phase du programme de l’Ontario Electronic Stewardship (OES) est de recueillir et d’éviter l’enfouissement des rebuts électroniques en assurant que leur recyclage soit facile à faire. L’objectif quinquennal est de recueillir quelque 85 000 tonnes de rebuts électroniques. Visitez le site www.dowhatyoucan.ca pour trouver le site de collecte le plus près de chez vous.
- Au cours des cinq prochaines années, on pourrait bien fabriquer des pneus à partir de caoutchouc provenant de plantes. Une technologie, appelée BioIsoprène, a été mise au point par la division Genencor de la société Danisco, et permet de produire un polymère issu de la fermentation de plantes à l’aide de micro-organismes, éliminant de ce fait le pétrole comme source de matière première. On prévoit que ces pneus auront une vie utile comparable à celle des pneus fait de caoutchouc à base de pétrole. En 2008, Danisco et Goodyear ont annoncé la mise sur pied d’un partenariat alors que Danisco s’engageait à investir 50 millions de dollars pour développer sa technologie. Depuis lors, Goodyear a utilisé la technologie BioIsoprène pour fabriquer un prototype de pneu fait de caoutchouc synthétique. Le prototype en question a été dévoilé lors de la Conférence de Copenhague de décembre dernier sur les changements climatiques.
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