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PULSATION
Bulletin de l’Association canadienne des industries du recyclage
Volume 14, No.8 Août 2009

 

MESSAGE DU PRÉSIDENT | EN BREF


MESSAGE DU PRÉSIDENT

Tout le monde suit attentivement ce qui se passe dans l’industrie et de par le monde dans l’espoir d’y trouver des signes d’encouragement. De fait, des nouvelles et des rapports récents devraient nous encourager.

Par exemple, la production sidérurgique nord-américaine a augmenté au cours des derniers mois. Les cours de l’acier au carbone laminé à plat, de la feuille laminée à chaud, de la feuille laminée à froid et de la feuille galvanisée à chaud ont tous augmenté. Les prix de la ferraille ont aussi augmenté dernièrement, plus particulièrement dans le sud-est américain. On rapporte que la demande pour les rebuts métalliques se porte bien sur la côte Est américaine en raison de la demande toujours croissante de plusieurs pays asiatiques.

En Europe, le cours de l’aluminium de seconde fusion a augmenté à cause d’une plus grande demande de l’industrie du moulage sous pression, laquelle approvisionne l’industrie automobile dont les inventaires sont au plus bas. En outre, les prix payés par les acheteurs turcs pour la ferraille ont également augmenté.

Les tendances positives observées dans le secteur automobile ont un grand effet d’entraînement. Même si leurs ventes ont baissé sur une base annuelle, les sept grands fabricants d’automobiles ont enregistré une croissance des ventes de 12,6 % en juillet dernier. L’aide accordée par le gouvernement américain par l’entremise du programme « prime à la casse » a certainement eu un impact positif. Le gouvernement a alloué trois milliards de dollars à ce programme alors que, pour leur part, les fabricants d’automobiles ont consenti des rabais additionnels. Ces efforts ont permis de réduire le coût d’un véhicule neuf d’une somme pouvant atteindre 9 000 $. Le programme a permis de réduire considérablement les inventaires de véhicules invendus et a stimulé la production de nouveaux véhicules, ce qui constitue un signe très encourageant pour l’économie.

D’autres industries comme l’aérospatiale sont perçues par certains membres du secteur de l’aluminium comme ayant d’excellentes perspectives à long terme. Par ailleurs, le secteur de la construction, qui a reçu des sommes importantes dans le cadre de divers programmes de stimulation aux États-Unis et au Canada, n’a toujours pas réalisé son plein potentiel. De façon générale, ces programmes ont besoin d’un certain temps avant de donner des résultats. Statistique Canada a récemment indiqué une croissance non prévue des permis de construction dans les secteurs résidentiel et non résidentiel.

Sur la scène internationale, la banque d’affaires Goldman Sachs vient de publier un rapport indiquant que les pays du BRIC - Brésil, Russie, Inde et Chine – seront responsables de la moitié de la croissance de la consommation mondiale d’ici 2010. La Chine représentera à elle seule 30 % de cette croissance. Ceci dépassera la croissance économique prévue pour les États-Unis, le Japon et l’Allemagne. On prévoit que cette croissance se concentrera d’abord sur les secteurs à faible valeur ajoutée et qu’elle passera vers les secteurs à haute valeur ajoutée comme les véhicules automobiles, l’équipement de bureau et de télécommunication. Pour l’an prochain, on s’attend à ce que la demande chinoise entraîne une rareté des matières premières du fait que ce pays consomme du quart au tiers de la production mondiale de matières premières.

Tout ceci semble bien pour l’industrie de la ferraille, mais la récession est-elle terminée? Selon la American Iron and Steel Institute, la production de l’acier brut a augmenté au cours des sept dernières semaines et les aciéries tournaient à une capacité de 53,5 %. Bien que plusieurs personnes soient emballées du redressement, nous devons nous rappeler qu’à la même date l’an dernier, les taux d’utilisation étaient de 90,4 %!

Bref, même s’il semble que le pire soit derrière nous, demeurons prudents au sujet de notre avenir.

Le président de l’ACIR,

Sheldon Jarcaig

Visitez le site www.theshredderco.com pour en savoir davantage.


EN BREF

  • La société Waste Management Inc. a fait l’acquisition, pour une somme de 10 millions de $, d’un centre de recyclage de rebuts de construction et de démolition de 65 000 pi2 situé près de Hillsboro (Oregon). Ces installations n’accepteront que des rebuts de construction et de démolition ainsi que des matières recyclables triées. Le toit du bâtiment est translucide et laisse entrer la lumière naturelle, réduisant ainsi la consommation d’énergie. Il est aussi doté d’un système de collecte d’eau de pluie.
  • La société Panasonic Eco Technology Center Co., une filiale de la japonaise Panasonic, a dévoilé sa nouvelle technologie de recyclage d’écrans à tube cathodique (ETC) de téléviseurs en 50 secondes. Cette technique est trois fois plus rapide que les méthodes utilisées antérieurement et génère moins de rebuts. Cette technologie au laser mesure automatiquement la grandeur de l’écran et coupe le panneau de verre des ETC. Elle vise également à faire face à la remontée prévue du nombre de vieux téléviseurs à recycler d’ici l’an 2011, en raison du passage à la télévision numérique. Le centre compte recycler 650 000 téléviseurs à ETC en 2011, comparativement à environ 300 000 en 2008. À l’heure actuelle, le centre de Kato recycle annuellement environ 750 000 appareils ménagers provenant de six préfectures de la région de Kinki.
  • L’industrie européenne des plastiques a lancé une campagne la mettant elle-même, le gouvernement et les consommateurs au défi de diminuer le recours à l’enfouissement des plastiques. Le programme, nommé « Défi matières plastiques 2020 » réunit pour la première fois des producteurs et des transformateurs de matières plastiques qui, ensemble, lancent un appel pour un débat large et ouvert en vue de fixer des cibles visant à accroître le recyclage des plastiques. L’industrie des plastiques s’engage à respecter la règle des 4 « R », c’est-à-dire réduire, réutiliser, recycler et récupérer, et à doubler le taux de recyclage des emballages plastiques d’ici l’année 2020. La campagne met également au défi le gouvernement, la députation, les groupes environnementaux et les consommateurs de coopérer avec l’industrie en vue d’être plus efficaces et plus innovateurs. Le groupe a inauguré un nouveau site web, lequel demande aux personnes intéressées de se joindre au débat portant sur les avantages, l’utilisation et l’élimination des produits et des emballages en plastique.
  • Le fabricant de batteries de cuisine Calphalon a lancé un programme d’offre postale qui permettra aux consommateurs qui achèteront des produits Calphalon de recycler gratuitement leurs vieilles poêles et marmites, peu importe leur marque. À l’avenir, les nouvelles batteries de cuisine seront accompagnées de boîtes d’expédition, alors que des étiquettes prépayées pour les expédier seront disponibles en ligne. Les vieilles batteries de cuisine pourront être apportées à n’importe quelle installation de FedEx. Ce programme s’applique uniquement aux articles de cuisine en métal comme des poêles à frire, des faitouts et des marmites. Calphalon n’acceptera pas les batteries de cuisine en verre ni les ustensiles de cuisine, La société exige également que tous les articles soient lavés avant d’être expédiés. La plupart des batteries de cuisine sont fabriquées de métaux non ferreux comme l’aluminium et l’acier inoxydable.
  • Le gouvernement chinois a récemment modifié ses « Listes de ferraille et de rebuts importés » qui regroupe les marchandises interdites d’importation, celles qui sont permises avec condition et celles qui recevront une automatiquement une licence d’importation. Les nouvelles listes sont disponibles sur le site http://www.isri.org/china. Les membres devraient consulter ces listes afin d’établir dans quelle mesure les marchandises qu’ils expédient en Chine sont touchées par ces contrôles.
  • Les instances du transport maritime se sont rencontrées récemment à Hong Kong pour discuter et adopter la première Convention sur le recyclage des navires. Malgré l’opposition des organisations écologistes ainsi que des recycleurs américains et européens de rebuts métalliques, la Conférence de l'Organisation maritime internationale (IMO) a réussi à obtenir la signature de 59 pays à l’appui d’une initiative conçue pour améliorer les normes relatives au recyclage des navires. La Convention entrera en vigueur deux ans après que 15 États, représentant 40 % du tonnage brut mondial de fret maritime l’auront signée ou auront soumis au secrétaire général de l’IMO leurs instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’accession. L’entente exige que tous les bâtiments soient dotés d’un inventaire complet des matières dangereuses qu’ils contiennent, que cet inventaire soit mis à jour au fil des années de service et que ces renseignements soient transmis aux entreprises de recyclage.
  • Le 21 juillet 2009, le Ministère indien de l’Environnement et des Forêts (MEF) a émis un nouvel avis qui modifiait les Règles sur les déchets dangereux de 2008, lesquelles incluent désormais les rebuts dans la catégorie des déchets dangereux. Alors que les termes « déchets dangereux » sont toujours associés aux rebuts métalliques, le MEF avait modifié certaines règles portant sur les déchets dangereux pour certains types de matières fréquemment rencontrées comme les rebuts métalliques ferreux et non ferreux, les rebuts électriques, les fractions lourdes de rebuts métalliques, les rebuts de fusion et d’affinage à teneur métallique, les rebuts de détartrage d’aciéries et de fonderies d’acier, ainsi que la plupart des rebuts de papier et de carton.

Voici les quatre changements les plus importants:

  1. Même si le « Formulaire 9 » et l’inspection préalable à l’expédition sont toujours requis, le MEF semble avoir retiré l’exigence d’un rapport d’analyse provenant d’un laboratoire accrédité pour la plupart des métaux et papiers communs et inoffensifs.
  2. Il semble que plutôt qu’un prélèvement et des analyses obligatoires par les autorités douanières, les douaniers pourront, s’ils le jugent nécessaire, faire des inspections aléatoires avant d’accepter un chargement.
  3. Pour ce qui est des licences d’importation, le MEF traite maintenant le papier et les métaux de la même façon en ce qui a trait aux exigences. Le changement de terminologie a eu des effets indésirables sur les courtiers qui agissaient antérieurement à titre d’importateurs de métaux et de papier. Ceci semble uniquement toucher les courtiers indiens.
  4. Le Formulaire 9 a été modifié et requiert moins de duplication (par ex., joindre une copie du connaissement permet d’éviter de fournir les mêmes renseignements sur le formulaire); la déclaration en matière de garanties d’assurance et financières a été supprimée de la Déclaration de l’exportateur; et la Déclaration de l’importateur a été améliorée. La Déclaration de l’exportateur relative aux rebuts de papier a été modifiée, ce qui crée un non-sens puisqu’on ne peut certifier qu’un tel chargement ne contient pas de déchets dangereux lorsque le gouvernement indien considère que les rebuts de papier sont, par définition, des déchets dangereux.

 

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